Partager l'article ! ébauche de dossier: cououc!!! bon j'ai essayer de faire un topo pr le dossier, corrigez, les fautes, les mauvaises tournures, dites moi les chose squ ...
Présentation du quartiers : problèmes et enjeux
Le quartier se situe dans la banlieue, en périphérie de la ville de La Plata, capitale de la province de Buenos Aires en Argentine. L’adresse précise est : 38 entre 51 et 52 ( voir le plan ci-joint). Il s’agit à l’origine d’un quartier périphérique où la municipalité construisit des habitats pour les indiens de la communauté TOBA du Chaco (province au Nord de l’Argentine) qui furent déportés ici. Le premier problème relevé est celui de l’adaptation au nouvel environnement, à la relation avec un centre, la proximité urbaine qui n’a pas du tout été pris en compte par les autorités. Si ce problème est à la base de la formation du quartier, on peut dire qu’il en est de même aujourd’hui. Il s’agit donc de faire face aux problèmes liés à l’adaptation avec la proximité urbaine, autrement dit, le problème inhérent à ce type d’organisation de l’espace : relation à l’environnement, à l’éducation, relations d’emplois, problèmes de relation avec les autorités municipales qui délaisse le quartier et en fait une préoccupation « périphérique ». Ainsi nous avons relevé quelques données sociales économiques pour mieux rendre compte de ces problématiques.
Une difficile prise de conscience : la nécessité de l’éducation, un effort sur le long terme qui résiste aux nécessités immédiates du quotidien
En ce qui concerne l’éducation, il y aurait 15 % d’analphabètes, et 30 % de « semi » analphabètes. Sur les 50% ayant été à l’école primaire, 5 % seulement ont continué après en collège et lycée. L’école est supposée obligatoire mais subit donc une grande désertion. Le gouvernement propose une bourse de 50 pesos aux enfants allant à l’école, pour cela certaines familles envoient leurs enfants étudier, intéressées par la bourse n’ayant toujours pas la conscience de la nécessité de l’éducation car il n’arrive pas à se figurer, pour la plupart, le long terme et se base sur le profit immédiat (celui du travail et donc du pain quotidien). Ainsi se pose la question du travail, de l’activité, les jeunes travaillent pour le recyclage de déchets ou font la manche, vendent toutes sortes de choses (fleurs, cartes, pansements..) dans la rue, dans les bars et restaurants, ils sont aussi laveurs de vitres de voitures aux feux rouges, autrements dit, des activités liées au décalage de développement qui polarise la société ...Autant d’activités qui font que les enfants n’ont pas le temps d’aller à l’école ou de se consacrer à quelconque activité socio-culturelle. Dès tous petits, les parents les emmènent a chercher les cartons dans les poubelles de la ville (« cartoneros »). Les adultes eux, sont 2% à travailler dans le commerce et la fonction publique, les emplois précaires occupent un gros pourcentage (« changas », « eventuales ») et sont 50% sont employés par l’intermédiaire de coopératives, généralement dans le domaine de la construction, 48% sont en recherche d’emploi, 50% sans emplois, seulement 2% ont un emploi fixe et 48% travaillent à temps partiel. Ces données nous amènent à poser le problème de l’activité, du loisir, particulièrement des jeunes qui s’avèrent difficile.
L’inactivité, le manque de perspective : les chemins de la drogue et de la précarité de l’avenir
En effet, les faiblesses économiques du quartier, l’absence d’actifs, la mauvaise rémunération des emplois, le problème de l’inactivité qui débouchent sur l’absence de moyens, l’absence d’espoir en l’avenir entraînent d’importants problèmes sanitaires et d’addiction. L’argent se gaspille dans la boisson, dans la drogue afin d’ « oublier » la vie quotidienne, le futur, la faim, le froid. Les jeunes sont les plus touchés, ils commencent dès huit ans par inhalation (il est facile d’avoir accès au piroxane ou « paco », la dose peut revenir à seulement 1 peso !). Ces drogues consommées sont pour la plupart mélangées à des produits chimiques et toxiques ce qui peut entraîner des problèmes mentaux. En effet, dans le quartier on observe un taux important de retards mentaux liés tant à la drogue qu’aux carences alimentaires. Ainsi la santé est le domaine le plus touché par le problème de la faiblesse économique du quartier. Pour ce qui est de l’alimentation, il faut savoir que le rapport entre la faiblesse du salaire moyen et son investissement dans le domaine alimentaire est très faible, le montant consacré par une famille est très bas, ainsi l’alimentation est non saine : consommation unique de sucres et féculents. Ces problèmes de carences liés à ceux du manque d’hygiène ( pollution, « basurales » : décharges dans la rue, humidité en hiver, absence d’eau courante, précarité de l’habitat de type bidonville en bois ou en taule entourées de poubelles et de fossés remplis d’eau (pas d’évacuation, pas d’égouts)) entraînent des maladies respiratoires comme l’asthme, des problèmes dermatologiques comme la « sarna », les « beticos », l’acnée, des problèmes dentaires. La problématique de la santé touche la femme enceinte et la mise au monde d’enfants malades ou avec des retards de développement.
Précarité alimentaire et défaillance de l’hygiène : résultat du manque de services, du désengagement municipal et gouvernemental
Le constat de la situation de précarité alimentaire et de l’hygiène nous a amené à nous interroger sur la gestion des déchets, sur les services en place au sein du quartier. Nous avons appris très vite qu’il n’y a pas de service de ramassage de déchets qui passe dans le quartiers. Contrairement à ce qui est planifié par la municipalité, un camion de ramassage devrait passer la matin dans le quartier mais il ne passe qu’aux abords de la route principale qui longe l’entrée du quartier, autrement dit : il ne passe pas. Les habitant du quartier n’ont pas la conscience du danger lié à cette problématique. Ainsi les ordures sont déposées dans des lieux inappropriés (toits des maisons, bords des routes, terrains de jeu, brûlées sur place, jetées dans les fossés remplis d’eau). D’où la transformation de ces lieux en « grandes basurales » autrement dit en décharges publiques qui véhiculent maladies et épidémies (moustiques..). Ainsi cette absence de service de ramassage des déchets se conjugue aux absences de service d’eau courante ( le service existe mais n’arrive pas jusqu’à cette partie de la « villa »), d’égout qui font de ce quartier un bidonville périphérique précaire et porteur de misère socio-économique.
Conclusion partielle : le manque général d’une forte prise de conscience et d’un vrai lien social intergénérationnel
Recherches d’alternatives : l’action associative
Il existe au sein du quartier des organisations associatives qui se concentrent sur l’amélioration des conditions de vie des habitants :
- Alphabétisation : programa nacional de alfabetizacion ( movimiento sur / étudiant) : dans le réfectoire de l’école, des étudiants viennent trois fois par semaine donner des cours d’alphabétisation. Ce mouvement se propose de répondre au problème du manque d’indépendance des adultes : la plupart des adultes du quartier sont analphabètes comme nous l’avons vu, un programme national d’alphabétisation a été mis en place par le gouvernement ( à raison de 50 pesos de subventions par quartier). L’engagement des volontaires est fort mais la participation de la population du quartier reste très faible : seules 8 personnes ont répondu présent à la proposition...(honte, ne voient pas l’intérêt, travail). Ainsi, nous avons noté de nombreux problèmes en relation avec ce problème : corruption, arnaques (on leur fait signer tout et n’importe quoi), manque d’autonomie pour les papiers, la réglementation, l’identité (certaines personnes ne savent pas leur nom, leur âge d’état civil, certains n’ont pas d’état civil, certains enfants ne sont pas répertoriés sur les registres... D’autres, ont besoin de savoir lire et écrire pour travailler, ainsi Luis, un élève, maçon, suit les cours d’alphabétisation pour obtenir le certificat et pouvoir conserver son travail ou plutôt pour ne pas être licencier.
- Comedor de barrio de pies : il s’agit d’un local construit par les gens du village (en planche de bois) qui propose des ateliers de discussion sur la condition de la femme, sur la santé, la drogue ; de plus il offre un lieu de rassemblement pour les enfants avec des jeux à dispositions, du soutien scolaire, une cantine pour le midi. De plus, les adhérents à barrio de pie s’investissent dans la vie du quartier et ses habitants en résolvant certains problèmes de cas par cas (cas d’arnaques, de problèmes de papiers, de santé...). les membres sont très motivés, engagés mais il leur manque encore des infrastructures pour mener à bien leurs projets et développer leurs activités.
- Malheureusement il nous faut signaler les cas de corruption bien existants dans le quartiers. En effet, il existe trois associations « personarias juridicas » que l’on peut comparer aux associations basées sur al loi 1901 qui pratiquent le détournement de fonds et de marchandises à leur propre profit. L’association barrio de pie lutte aussi contre ce phénomène.
Les enjeux : RENCONTRE,ECHANGE,EDUCATION,CREATION
ü Rencontre : à partir du constat du manque problématique d’interaction intergénérationnelle qui immobilise les générations dans un rôle définit et contribue à alimenter la logique paralysante des rapports et activités du quartier dans un cercle vicieux, notre volonté est de motiver la rencontre de ces générations pour favoriser leur dialogue.
ü Echange : c’est là qu’intervient la notion d’échange, fondamentale dans la mesure où elle met en contact, elle confronte, elle relie les générations dans un dialogue qui permet la prise de conscience des enjeux et perspectives de chacune d’entre elles et leurs possibles interactions positives dans le processus de développement du quartier. Il s’agit de remettre en question le schéma vicieux de développement en trouvant des alternatives à ce déterminisme « ensembles » sur le court terme comme sur le long terme.
ü Education : en effet, rompre avec la logique paralysante du quartier, c’est prendre conscience que l’évolution est possible dans une perspective à long terme, c’est s’abstraire un peu du quotidien, de l’immédiat et construire en se figurant le futur, en anticipant. Cette prise de conscience, seules quelques personnes du quartier la partagent car la plupart vivent dans le seul but de survivre leur quotidien, dans le seul but de trouver leur nourriture du jour, dans la seule perception des nécessités immédiates. Ils ne se figurent pas le long terme et ne voit pas l’intérêt d’un effort qui ne porte as ses fruits tout de suite, ce qui est très compréhensible. L’éducation fait partie justement de ces efforts qui récoltent leurs fruits dans le long terme. D’où la mince participation aux activités éducatives, aux ateliers d’alphabétisation, de soutien scolaire, de cours du soir proposées. Les programmes d’aide, de bourses du gouvernement qui donne par exemple 50 pesos à un enfant allant à l’école ont pu paraître quelque peu mal placées dans le sens où elles apparentent l’éducation et le chantage, mais dans un certain sens, on peut dire qu’elles permettent à des enfants d’aller à l’école. Nous pensons donc que le travail autour de l’éducation est très important et que la prise de conscience, le lien social intergénérationnel doit se faire autour de ce thème central problématique. Ainsi, l’idée de construire ensemble un centre socio-éducatif/ socio-culturel permet la réunion de ces générations prêtes à construire ensemble un avenir collectif. Nous souhaitons développer ou plutôt mettre à disposition ce centre pour les associations déjà présentes qui ont mis en place des activités éducatives telles que le soutien scolaire ou l’alphabétisation en trouvant le moyen de partager par l’intermédiaire du centre leurs résultats : conception d’un livre, échange et correspondance avec d’autres groupes d’élève (nous avons déjà développer un échange entre le groupe du soutien scolaire existant et une école en France)...
ü Création : nous pensons en effet, que la notion de création trouve sa place logiquement au terme de notre raisonnement dans le sens où elle est le produit de cet échange socio-culturel/socio-éducatif. La création est l’expression de la prise de conscience, de la rencontre et de la volonté commune de croire en une évolution possible. Ainsi, au sein du centre nous avons pensé développer des activités telles que : ateliers de couture, de céramique, d’artisanat (en relation avec la communauté indienne du quartier) qui permettent d’apprendre à créer ensemble et individuellement des produits concrets qui peuvent être vendus pour en obtenir un profit ou qui peuvent servir comme cadeaux ou ornements pour des manifestations au sein du quartier, ainsi l’idée associe le constat du résultat immédiat du processus de création et du résultat sur le long terme (perspective de profit). De plus, nous voulons développer des activités de création telles que : cours de dessins, peinture, arts plastiques (en relation avec des étudiants volontaires de l’université des beaux arts), cours de théâtre ( en relation avec des acteurs volontaires et élèves) pour enfants et adolescents ( pour ainsi favoriser l’expression orale et corporelle, selon nous très importante) avec des représentations fréquentes pour montrer et partager les activités du centre avec le reste du quartier et encourager la prise de conscience par le constat positif des résultats.
En soi, la construction du centre suit cette logique de prise de conscience dans la création commune (concrète). En effet, le but du projet est de construire ensemble le centre pour prouver que sur le long terme, les habitants, en s’unissant, peuvent créer quelque chose de concret qui leur sera bénéfique. Ainsi, le projet se propose d’associer la participation des gens du quartiers : professionnels et jeunes ou adultes en formation professionnelle, participation des élèves de l’université d’architecture de la Plata à la base de la conception du projet (antécédents, expérience de l’université et du maître d’ouvrage et de recherche dans un bidonville de Santiago del Estero), participation des volontaires des différentes organisations associatives du quartier et des étudiants de la Plata, des étudiants de Rennes 2.
Le projet élaboré par le professeur d’architecture de l’Université Nationale de La Plata ( NOM + CURRICULUM) se base sur une observation de l’organisation sociale du quartier et une volonté de répondre à certaines problématiques à travers le développement même du projet. En effet, après une étude des questions du travail, de l’emploi, de la formation au sein du quartier, le projet se propose de donner du travail à des professionnels sans emploi, de proposer une formation professionnelle à des demandeurs sans qualifications, jeunes ou plus âgés leur permettant ainsi une expérience dans le monde du travail qui peut lui ouvrir les portes du marché du travail ou simplement ajouter un point positif au curriculum vitae.
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